MAØ : La Nouvelle Révélation Musicale Vannetaise

FRENCH CORNER, INTERVIEWS, MUSIC

Le 14 décembre dernier, la jeune chanteuse Maiween Ragueneau, connue sous le nom de MAØ, a mis le feu au nouveau bar artsy de Vannes, le Dédale Café. Cette release party en l’honneur de son premier EP, « I’m high » a rassemblé amis, familles et amateurs de musique.

Son premier fait d’armes a été, sans l’ombre d’un doute, un concert sur la grande scène du Port de Vannes à l’occasion de la Fête de la Musique 2018, connue pour avoir accueilli un grand nombre d’artistes français, déjà célèbres ou célèbres en devenir. Un moment brillant où la chanteuse a réussi à conquérir la foule vannetaise en un temps record grâce à sa légèreté et son aisance folle. Suite à cela, elle a su garder le public en haleine avec la promesse d’un nouvel EP sorti en décembre 2018.

La Vannetaise a toujours eu le don de capter l’attention. Une voix rauque, un style bien à elle et quelques concerts de rue lui ont permis de se faire repérer par un directeur artistique. « Tout s’est enchainé très vite. Il y a seulement eu deux jours entre le moment où j’ai été repérée et celui où j’ai pu enregistrer des chansons en studio. Je suis très reconnaissante d’avoir eu cette opportunité ».

L’Echonova : un tremplin indispensable

Au même titre que les groupes Albatross et The Sunvizors, MAØ a profité du dispositif « Go » de l’Echonova à Saint-Avé. Cette salle de concert offre un programme d’un an pour soutenir la création musicale et accompagner les artistes en vue de développer une audience régionale voire nationale. Cette année de formation en chant et gestion de scène qu’elle a effectuée en 2017 lui a permis de se professionnaliser davantage.

Baignant dans un univers artistique depuis toute petite, MAØ a su s’imprégner de divers univers : peinture, écriture, poésie ou encore cinéma. Éclectique, mais également nomade. Un autre élément clé participe à cet état d’esprit : les voyages. Pour autant, son âme de bohème n’a connu qu’une constante dans sa vie : la musique. Ses productions s’inspirent d’ailleurs des différents genres qui ont bercé son enfance : Musiques du Monde, Hip Hop, Soul, Pop…. En passant par Amy Winehouse, The Hornets, Janice Joplin, The Cranberries. La liste est loin d’être exhaustive car elle évolue constamment : l’ouverture d’esprit et la découverte sont des critères primordiaux pour la jeune femme. Ses lead singles « I’m High » et « Dance », originaux et décalés, ont fait l’unanimité. Le groove festif sert à merveille des mots choisis, profonds et entraînants.

Depuis un an, MAØ commence donc à se faire une place sur la scène vannetaise et elle ne compte pas s’arrêter là. En effet, la jeune femme, montée sur ressorts, commence l’année avec des projets toujours plus excitants : elle assurera la première partie de Soom-T à l’Echonova le 9 Mars et participera aussi à de nombreux festivals français. À vos agendas !

Article écrit le 15 février pour Les Échos Vannetais.

« Papy, c’est quoi la neige ? » : La Jeunesse Vannetaise Réagit

FRENCH CORNER

Article écrit le 15 mars pour Les Échos Vannetais suite à la manifestation pour le climat.

Répondant à l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg pour sauver la planète, entre 1000 et 1500 lycéens – selon les organisatrices – ont manifesté dans les rues du centre-ville de Vannes ce vendredi 15 mars.

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VERT l’avenir et l’EAU delà

À coup d’affiches incendiaires et de slogans récurrents, ce rassemblement contre le réchauffement climatique s’inscrit dans une démarche de grève internationale qui est reprise dans plus de 125 pays, sur tous les continents, incluant l’Antarctique.

A Vannes, le rassemblement a été organisé par sept lycéennes du lycée Lesage qui ont réagi en observant elles-mêmes les effets du réchauffement climatique, avec la nette hausse des températures cet hiver.  Agées de 16 et 17 ans, elles ont décidé de s’engager afin de faire changer les choses et ont créé un compte instagram @greenvannes. Leur objectif : communiquer, relayer leurs actions et leur message, sans oublier la touche d’humour qui les caractérise, avec leur slogan « VERT l’avenir et l’EAU delà ! ».

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Génération Climat
« 1, 2, 3 degrés, c’est un crime contre l’humanité »
scandent les jeunes. La tête du cortège prend la direction de la Place des Lices afin de se faire entendre par tous. Dans les collèges et lycées, de plus en plus de jeunes se sentent concernées et nombreux sont ceux qui ont manifesté pour la première fois hier. « Cette cause me tient particulièrement à cœur, on ne peut pas rester inactifs face à cette tragédie. C’est de notre avenir qu’on parle là ! » affirme Vanessa, 17 ans. Ils ont répondu présents vendredi et de la Place des Lices, le rassemblement s’est dirigé ensuite vers l’hôtel de ville qui leur a offert une belle visibilité permettant de mesurer l’importance de la mobilisation.

Il faut dire qu’une vraie prise de conscience écologique a lieu et le mouvement « Youth For Climate » commence progressivement à gagner du terrain. « C’est maintenant ou jamais » mettent en garde les manifestants. En effet, des chiffres alarmants commencent enfin à être affichés à la vue de tous. Si les émissions de dioxyde de carbone se poursuivent au rythme actuel, une espèce sur six pourrait disparaître dans les prochaines années. Le danger d’extinction s’intensifie donc à chaque degré supplémentaire.
Le mouvement Youth For Climate réclame, par conséquent, des actions fortes et concrètes de la part des gouvernements et des institutions internationales, ainsi qu’une prise de conscience globale de l’urgence de la situation par toute la population.

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Pour ces jeunes, cette grève est un évènement fort car ils représentent la première génération directement touchée par le réchauffement climatique. Ce combat rassemblant toutes les classes, n’est pas un engagement politique mais un acte collectif citoyen.

Vannes au cœur de l’engagement

Aux portes des magasins, les commerçants de Vannes ont observé la foule avec curiosité, certains ont même repris les slogans « Il n’y a pas de PLANète B », « Quand c’est fondu, c’est foutu » ou encore « Pourquoi faire des efforts si notre seul avenir est celui d’un monde qui n’en a pas ? ». Le message est fort : élevons nos voix, pas le niveau de la mer.

Au niveau national, il y aurait eu 150 000 jeunes en grève hier, dans plus de 200 villes, dont plus 30 000 à Paris et 13 000 à Lyon. Une estimation de 1 400 000 étudiants à travers le monde a été faite par Greta Thunberg et les organisateurs du mouvement.

Du côté du gouvernement, les réactions ne sont pas encore très audibles. Soutenant officiellement le mouvement – des ministres envoyés sur les plateaux TV ont salué la prise de conscience – il n’a pourtant annoncé aucune mesure supplémentaire pour l’instant.

En clair, les jeunes ont repris espoir. Maintenant, place à l’action ! Adultes, la jeunesse demande des comptes.

Soline Le Page & Pauline Duault
Le 15/03/19

La Vie en Rose

FRENCH CORNER, LES ÉCHOS VANNETAIS

Une vague rose submerge la ville de Vannes chaque année depuis douze ans. Le temps d’un weekend, le 13 et 14 octobre 2018, des milliers de femmes se retrouvent pour marcher ou courir pour la Vannetaise afin de récolter des fonds pour combattre les cancers féminins. Nous sommes allés à la rencontre d’une participante, Lucie, enseignante et mère de deux enfants.

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Bonjour Lucie, merci d’accepter de partager votre histoire avec nous ! Que vous est-il arrivé ?
J’ai appris un peu avant mes 40 ans que j’avais un cancer. Le soutien de ma famille et mes amis a été primordial pour mon moral tout au long de ce combat. Des évènements comme La Vannetaise sont pour moi synonymes de positivité, d’encouragement et de force.

Qu’est-ce que c’est La Vannetaise exactement ? Qu’est-ce que cet évènement vous évoque ?
La Vannetaise est un ensemble de marches et de courses féminines pendant un weekend. Des milliers de femmes s’unissent toutes contre les cancers féminins, soit parce qu’elles en ont un, connaissent quelqu’un  qui en a un ou veulent se battre pour toutes les femmes ! Elles portent toutes des dossards avec leur histoire ou des mots d’encouragement accrochés aux tee-shirts roses de la Vannetaise. Certaines n’ont pas la chance d’être accompagnée et soutenue comme je l’ai été. En ce sens, cette manifestation est importante pour avancer dans la recherche, dans les traitements, les équipements, l’accompagnement des malades… C’est pour cela que je participe chaque année à la Vannetaise et que je continuerai…

C’est donc un moment de partage avant tout pour vous ?
Tout à fait ! Ce n’est pas une course triste mais positive, émouvante et formidable ! Par ailleurs, dans mon cadre professionnel, nous avons constitué une équipe de coureuses qui s’agrandit au fil des années… nous passons et partageons toujours un très beau moment toutes ensemble !

La Vannetaise peut donc avoir un impact sur le moral des malades ?
Bien sûr ! Cette course hyperpositive a toujours beaucoup d’impact sur le moral des malades. D’une part, les femmes se sentent soutenues, encouragées, mises en valeur, et d’autre part, elles réalisent que leur combat quotidien ne laisse pas les autres indifférents. Ils sont avec elles.

Tout cela doit également être bénéfique pour le moral des proches, non ?
Ça l’est tout autant ! Voir autant de personnes réunies au même endroit pour essayer de changer les choses, de faire évoluer les études et trouver de nouveaux moyens de guérison, ça réchauffe le cœur.

Cette course rassemble énormément de monde chaque année, l’évènement doit être très médiatisé maintenant !
Oui, l’évènement est très connu dans la région et les réseaux sociaux couvrent l’évènement du début à la fin. J’ai également participé à la vidéo de la Vannetaise qui sortira en décembre lors de la remise des chèques et biens récoltés.

En plus d’être un moment d’émotion et un message d’encouragement à toutes les femmes, cette course permet une récolte de fonds impressionnante pour la recherche contre le cancer. Savez-vous combien cette 12ème édition a récolté et ce que cela permettra de financer ?
La Vannetaise récolte plus de 100 000 euros chaque année. Les fonds collectés permettent d’accompagner les patients en traitement, de proposer des soins de confort et de soutenir des projets de recherche. Cette année, il s’agira de financer l’achat d’une machine effectuant une chimiothérapie à très haute température. Cette technologie est surtout utilisée dans les cancers gynécologiques et digestifs. Ils vont aussi investir dans des formations spécialisées.

Que souhaiteriez-vous dire aux femmes qui combattent le cancer aujourd’hui ?
Ma devise : vivre à 200%, donner le meilleur!

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Article écrit pour Les Échos Vannetais le 6 décembre 2018.